Cycloplombier: le plombier le plus écolo de la capitale

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Elian est un plombier d’un nouveau genre. Ex-commercial reconverti, il sillonne tous les jours Paris pour prendre soin de nos tuyaux, robinets, chaudières. Elian est le genre de plombier qui préfère prendre le temps de rencontrer ses clients en prenant un café avec eux. Mais surtout Elian fait l’intégralité de ses interventions à vélo.

Un plombier à vélo, concrètement comment c’est possible ?

On a l’image d’un plombier trimbalant une caisse à outils incroyable arrivant avec un utilitaire des années 80. J’ai voulu changer ça. Et puis, j’adore le vélo. Pour que mon idée soit réalisable, j’ai mis en place un système de devis gratuit par téléphone. Je prends le maximum de temps en amont avec mon client pour comprendre exactement quel est son problème. Quand mon diagnostique est finalisé, je me rends sur place avec seulement les outils nécessaires à l’intervention.

Tu aurais aussi bien pu prendre le bus… Pourquoi le vélo ?

Ce n’est pas mon idée au départ. J’avais vu un plombier à Nantes qui faisait ça et je trouvais ça formidable. J’ai voulu l’adapter à Paris. J’aime l’idée du geste écologique même à moindre échelle et au final le vélo s’avère plus rapide pour des petites distances de 5 à 7 km. Mes interventions se limitent donc à Paris et la très proche banlieue. Et le vélo c’est aussi pour le capital sympathie.

Jusqu’à maintenant, j’avais un ancien vélo des PTT, mais comme je dois porter des charges allant jusqu’à 60 kg j’ai lancé une campagne Ulule pour mon nouveau vélo.

On fait comment pour passer de commercial à plombier ?

J’étais commercial dans le design pendant des années mais quelque chose me manquait. Je voulais apprendre la soudure, j’ai donc commencé à travailler en tant qu’assistant d’éducation dans un collège où il y a avait des cours de soudure. Je les ai suivi jusqu’à obtention de mon diplôme puis j’ai travaillé avec des professionnels sur le terrain. En 2014, je me lançais à mon compte et à vélo. J’ai quitté un monde de requin pour un monde d’avenir.

Qu’est ce qui t’attirait dans le monde de l’artisanat ?

La proximité, renouer avec les gens. En ville, il y a une dépersonnalisation des services et les gens ne connaissent plus les professionnels artisans. Pourtant, il arrive qu’on confie ses clés à un plombier ou autres réparateurs. Ce qui a donné lieu à des abus pas possible. Avant dans un village tous le monde connaissait son boulanger, son médecin… je veux rétablir ce lien avec mes clients. Surtout que l’image du plombier demande sérieusement à être redorée.

Comment tu comptes faire ?

J’ai un principe de base : établir une relation de confiance avec mes clients. Je reste discret quand il le faut. Quand on arrive chez quelqu’un il y a quelque chose d’incroyable: entrer dans leur intimité. C’est un privilège et une confiance qu’il faut savoir respecter.

Et aussi, je pense qu’il est impératif que l’artisanat évolue vers le 2.0.

Tu le vois comment l’avenir de Cycloplombier ?

Multiplié ! Dans l’idéal, j’aimerais qu’il y ai plein de petits cycloplombiers dans Paris. Trois intervenants pour chaque arrondissement. Mais je ne changerai pas grand chose à mon nouveau rythme de vie. Je me lève tôt, je travaille beaucoup et j’adore ça. Je suis mon propre patron, je suis libre.

 

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