« Déclic et des trucs », parce qu’apprendre est un jeu d’enfant!

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Et non! L’apprentissage ne se résume ni aux leçons, ni aux devoirs à la maison! Plus innovant que les cahiers de vacances, « Déclic et des trucs » fait le pari de réconcilier vos enfants avec l’école!

Héloïse Pierre et Clément Lecerf, à l’origine du projet, nous ont fait le plaisir de répondre à nos questions.

Héloïse, tu es à l’origine du projet « Déclic et des trucs », d’où t’es venue cette envie d’apporter une alternative à l’apprentissage traditionnel ?

Héloïse: à l’origine, je donnais des cours particuliers de mathématiques. Pendant mes séances, je me suis vite aperçue que des enfants avaient d’importants blocages qui les empêchaient de progresser.

J’ai commencé à réfléchir à des méthodes d’apprentissage moins abstraites et plus ludiques pour redonner confiance aux élèves en difficultés.

Le projet a vraiment pris son essor à la suite d’un « Start Up Week end » organisé par l’école Polytechnique. Le concept était simple : on présente son projet pendant 1 minute. Ensuite, d’autres étudiants peuvent se joindre à nous pour « brainstormer » jusqu’au dimanche soir. On a alors 54h pour concevoir une Start Up, c’est très stimulant !

Clément: Un groupe s’est tout de suite soudé autour du projet. C’était un moment très fort car nous avions chacun notre propre manière d’appréhender l’école mais nous étions captivés par l’idée!

On avait chacun des profils très différents. Héloïse était plutôt l’élève studieuse, Marc (Alechinsky) le génie révolté, et Thomas (Cagnat) le poète lyrique. Moi j’aimais lire les manuels mais j’avais du mal à rester concentré pendant les cours ! (rires)

Quel est le concept de « Déclic et des trucs » ?

H. : Le concept est simple : chaque mois, nous lançons un kit d’apprentissage mêlant plusieurs domaines (mathématiques, littérature, histoire…). Tous les kits sont conçus autour d’un personnage historique et d’une « construction » à réaliser. Pour avancer, il faut suivre étape par étape un petit guide détaillé.

De cette manière, on n’apprend pas les mathématiques dans la théorie. Chaque notion abordée est directement mise en pratique de manière manuelle !

C. : Le kit permet de découvrir les sciences avec « un défi ». C’est une nouvelle façon d’apprendre très positive car l’enfant est véritablement acteur de son apprentissage, et a une certaine liberté de création. On s’efforce également d’apporter systématiquement des récompenses pour que l’enfant se sente valorisé !

Comment vous sélectionnez vos personnages ?

C. : ça, c’est tout une histoire ! (rires)

H. : En effet, on n’est pas toujours d’accord mais on finit toujours par s’y retrouver. En général, le personnage a une histoire piquante, anecdotique. C’est toujours quelqu’un de remarquable !

Selon vous, qu’est-ce qui provoque le fameux « déclic » chez l’enfant ?

H. : Les kits sont conçus de manière à stimuler la créativité et l’envie d’apprendre. L’élément clé, c’est le défi. Chaque exercice réussi apporte son lot de contentements. L’enfant se prouve à lui-même qu’il est capable de réussir, quel que soit le domaine.

On a remarqué qu’il arrivait souvent que les parents choisissent pour leurs enfants quelles étaient leurs matières de prédilection en calquant sur leur propre parcours scolaire. En mélangeant les disciplines, on sort des schémas d’apprentissage classique. On permet à l’enfant d’étudier certaines matières dans lesquels il se sent moins à l’aise à l’école, sans qu’il s’en aperçoive. De cette manière, l’enfant peut reprendre confiance en ses capacités et apprend à aimer ces disciplines.

Aimer étudier, c’est l’une des clés pour apprendre plus efficacement et pour comprendre.

Avez-vous été influencé par d’autres initiatives dans le secteur éducatif ?

H. : On s’est intéressés aux méthodes d’éducation dite « ouvertes », par rapport aux méthodes plus traditionnelles ; comme par exemple, la pédagogie Montessori qui repose avant tout sur l’éducation sensorielle de l’enfant. Actuellement, une école maternelle expérimente cette méthode à Gennevilliers. De manière générale, nous suivons les projets dans lesquels l’enfant est considéré comme acteur de sa propre éducation.

De manière générale, quels conseils donneriez-vous à des parents pour favoriser l’apprentissage de leurs enfants ?

H. : L’un des conseils est d’éviter de mettre une trop grosse pression à l’enfant vis-à-vis du parcours scolaire. L’école ne fait pas tout dans l’apprentissage. Il me semble important d’accepter les forces et faiblesses de ses enfants et d’avoir confiance en leurs capacités. Rechercher l’excellence à tout prix est le meilleur moyen d’empêcher l’enfant d’apprendre en toute sérénité.

Les kits sont conçus pour les 7-10 ans, pourquoi cette tranche d’âge ?

C. : Selon plusieurs études, c’est à cet âge que se développe l’esprit de l’enfant. L’enfant qui décroche en primaire, c’est un enfant qui décrochera pendant tout son parcours scolaire. C’est pour ça que c’est très important d’investir pendant cette période.

H. : Après, on n’est pas seulement focalisés sur cette tranche d’âge. Le collège, par exemple, est également une période clé dans l’apprentissage. De manière générale, on considère qu’on apprend toute notre vie. Du coup, à terme, on aimerait créer des kits pour tous les âges !

Avez-vous quelques anecdotes provenant d’enfants ayant testé vos réalisations ?

H. : Je me souviens d’une petite fille (5 ans) : « Maman, maman, je suis en train de plier l’hypoténuse ! »

C. : Il y a aussi cet enfant de 9 ans qui avait adoré l’activité, quand je lui ai dit « On vient de faire des mathématiques», il a répondu « Ah non ! Moi je déteste les maths ! » (rires)

La citation de Déclic et des trucs : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »

 

 Alors, une petite vidéo pour vous donner à vous aussi le déclic?

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